Les changements globaux
Les changements globaux sont des bouleversements provoqués par nos activités. Ils ont un impact sur le climat, les océans, la biodiversité et les sociétés humaines. Les comprendre, c’est déjà agir pour mieux y faire face.
Qu’est-ce que les changements globaux ?
Depuis plus de deux siècles, l’industrialisation, la surconsommation des ressources et l’intensification des activités humaines modifient les grands équilibres de la planète. Ces modifications à grande échelle sont appelées « changements globaux » et ont déjà des effets concrets sur notre quotidien.
Face à ces défis, mieux comprendre ces phénomènes est essentiel pour adapter nos modes de vie et construire un avenir plus durable.
Quelques phénomènes qui constituent les changements globaux
Le dérèglement climatique
Augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère qui modifient le climat.
Hausse du niveau de la mer
Dilatation de l’eau et fonte des glaces d’eau douce (glacier, neiges, iceberg).
Acidification de l’océan
Baisse du pH de l’océan dû la captation du CO₂ par l’eau de mer.
Pollutions
Introduction de substances, déchets ou nuisances engendrés par l’activité humaine dans un milieu.
Détail des grands changements à l’échelle planétaire
Des événements climatiques de plus en plus extrêmes
Le changement climatique rend les phénomènes extrêmes plus fréquents, plus longs et plus violents. Canicules, inondations, tempêtes, sécheresses : ces événements, parfois imprévisibles, affectent l’agriculture, la santé humaine et la disponibilité de ressources indispensables comme l’eau.
Les pollutions
Les changements globaux ne se limitent pas au climat : ils concernent aussi les nombreuses formes de pollution qui regroupe l’ensemble des substances, déchets ou nuisances introduits par l’activité humaine dans l’environnement : produits chimiques, plastiques, bruit, lumière…
Ces polluants perturbent les écosystèmes, dégradent les habitats et peuvent altérer la santé des espèces y compris la nôtre.
Le rôle du GIEC face au changement climatique
Créé en 1988, le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) évalue de manière rigoureuse les causes et les conséquences du changement climatique, ainsi que les moyens de limiter cette menace, notamment en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
Le GIEC n’a pas le droit de recommander des politiques précises. Il propose différents scénarios d’émissions pour anticiper l’évolution du climat.
Les scénarios SSP (Scénarios Socioéconomiques Partagés) modélisent plusieurs trajectoires climatiques. L’un des plus étudiés et des plus plausibles, le SSP3-7.0, prévoit une hausse de +3,6 °C (comparé aux température de 1850) d’ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter sans coopération internationale renforcée.
Les conséquences des changements globaux sur l’humanité
Il est commun d’entendre dans le débat public sur le changement global que nous devons « sauver la planète ». Mais cette formulation est trompeuse car depuis sa formation, la Terre a déjà connu de nombreuses catastrophes et extinctions massives. Certaines espèces ont disparu à jamais, tandis que d’autres ont évolué et prospéré.
La planète « survivra ». Ce qui est réellement en jeu, c’est notre propre survie et celle de nos sociétés humaines.
Les changements globaux impactent directement notre santé, notre alimentation, notre sécurité. Certaines régions deviennent invivables ou incultivables. Des populations doivent fuir la montée des eaux. La biodiversité s’effondre, fragilisant les chaînes alimentaires.
Ces bouleversements provoquent des crises majeures à l’échelle mondiale : famines, conflits, exodes, problèmes sanitaires.
Agir pour limiter notre impact : les bonnes pratiques
Logement
- Améliorer l’isolation thermique (fenêtres, murs, toiture) pour réduire les besoins en chauffage/climatisation,
- Privilégier des énergies renouvelables,
- Appliquer les écogestes (baisser le chauffage, éteindre les appareils en veille…),
- Réduire sa consommation d’eau : récupérer l’eau de pluie pour arroser ou nettoyer, privilégier les douches rapides aux bains…
Alimentation
- Réduire sa consommation de viande (surtout de viande rouge),
- Privilégier les produits locaux, de saison et issus de l’agriculture biologique,
- Éviter le gaspillage alimentaire : planifier ses repas, consommer les restes,
- Cuisiner soi-même et limiter les plats industriels.
Consommation
- Privilégier l’achat de seconde main (vêtements, meubles, livres…),
- Choisir des produits plus durables, réparables, reconditionnés,
- Réparer plutôt que remplacer : couture, réparation d’appareils,
- Réduire les emballages, acheter en vrac ou avec des contenants réutilisables.
Tourisme et transport
- Limiter les trajets en avion (surtout sur des courtes distances),
- Favoriser des vacances locales ou accessibles en train,
- Adopter l’écomobilité au quotidien : marche, vélo, transports en commun,
- Respecter les milieux naturels : ne pas déranger la faune, limiter ses déchets, éviter les zones fragiles.
Changements globaux : comprendre pour agir
Climat, océans, biodiversité : les changements globaux modifient les équilibres naturels à l’échelle planétaire. Réchauffement climatique, acidification des océans, fonte des glaces, pollution… Ces phénomènes d’origine principalement humaine ont un impact direct sur les écosystèmes marins et sur nos sociétés. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour agir. Chacun peut contribuer à limiter son impact par des gestes concrets et un engagement quotidien.